Le sommeil des personnes âgées

Contenu publié le : 6 janvier 2009 et modifié le: 19 septembre 2016

Le sommeil prend des rides au fil des années après 50 ans.
Outre le vieillissement normal, le sommeil est susceptible d’être modifié par de multiples facteurs, maladies, médicaments, modifications du rythme de vie, perte des repères sociaux… Quand des troubles du sommeil apparaissent avec l’âge, il faut rechercher une cause associée qui permet d’expliquer ce qui se passe. Les solutions se limitent le plus souvent à des changements d’hygiène de vie, mais certaines maladies associées nécessiteront une prise en charge particulière.


Évolution du sommeil avec l’âge

Avec le vieillissement, le sommeil se modifie, au niveau de sa qualité comme de sa rythmicité.


Le déroulement de la nuit

Le sommeil comporte toujours des cycles d’environ 90 minutes, mais il est globalement plus léger avec plus de sommeil léger (stades 1 et 2) et moins de sommeil profond (stades 3 et 4), c’est-à-dire qu’il y a moins d’ondes lentes enregistrées sur l’électro-encéphalogramme au cours du sommeil. Le délai moyen d’endormissement reste celui des personnes de 20 ans, soit environ 20 minutes. Les éveils intra-sommeil augmentent en nombre et en durée, ce qui contribue à diminuer le temps de sommeil réel, alors que le temps passé au lit reste stable.

Il y a plus de changements de stades, une plus grande sensibilité aux bruits environnants, une perte des capacités de régulation face au froid ou à une chaleur excessive ; tous ces facteurs contribuent à la perception d’un sommeil entrecoupé et de mauvaise qualité, alors que ce sommeil est le plus souvent suffisant…

Le sommeil paradoxal a tendance à survenir plus rapidement après l’endormissement. À la fin de chaque cycle les éveils sont plus souvent perçus avec parfois la sensation d’un éveil complet.


La rythmicité du sommeil se modifie aussi

Le sommeil a tendance à se décaler un peu plus tôt dans la soirée. L’endormissement survient habituellement plus tôt, avec un réveil habituellement plus précoce. La durée du sommeil nocturne diminuée est habituellement compensée par une sieste en milieu de journée, souvent nécessaire. Ainsi, le sommeil d’un sujet âgé prend un aspect polyphasique, c’est-à-dire morcelé la nuit, avec une à plusieurs siestes le jour.


Le rôle de la lumière et de l’activité physique

Cet effet du vieillissement est plus ou moins marqué selon les individus. Il est en grande partie lié à des modifications du système de régulation de nos horloges internes.

  • Moindre réception de la lumière : La personne âgée a une vision moins bonne. La cataracte, fréquente avec l’âge, diminue le passage de la lumière qui arrive sur la rétine. Douleurs arthrosiques et fatigabilité peuvent parfois compromettre les sorties à l’extérieur, ce qui diminue l’exposition à la lumière naturelle. Or la lumière nous donne un signal fondamental pour caler nos rythmes de sommeil sur l’horaire social et nous aider à dormir la nuit.
  • Moindre exercice physique et moins d’obligations sociales : La personne âgée, peu active physiquement, qui sort peu ou pire encore pour les rythmes, qui reste alitée souvent, aura un sommeil encore plus fractionné, plus léger et une somnolence diurne associée, avec un besoin de faire des siestes beaucoup plus marqué.
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