Comment explorer l’insomnie

Contenu publié le : 26 juillet 2016 et modifié le: 23 janvier 2017

Le diagnostic d’insomnie passe tout d’abord par interrogatoire du patient et si possible du conjoint. Il est complété par un agenda du sommeil, éventuellement associé à une actimétrie.

Par contre, il n’est pas nécessaire de faire un enregistrement de sommeil (polysomnographie) pour « prouver » que le sommeil est mauvais. D’ailleurs ces enregistrements, lorsqu’ils sont faits, sont assez décevants car la structure du sommeil d’un insomniaque est souvent semblable à celle d’un bon dormeur. Le bon dormeur perçoit avant tout la continuité de son sommeil alors que le mauvais dormeur ne perçoit que les éveils. Néanmoins, d’autres insomniaques ont des nuits très hachées, et l’enregistrement ne fait qu’objectiver les éveils ressentis.

Une polysomnographie est indiquée en cas :

– de suspicion d’une cause ” organique “: syndrome des jambes sans repos, mouvements périodiques nocturnes ou syndrome d’apnées du sommeil,

– d’une insomnie sévère sans cause évidente et résistante aux traitements

L’agenda du sommeil

agenda-sommeil
C’est un outil indispensable pour l’étude de votre sommeil. Il permet de noter une foule d’informations sur la qualité du sommeil, la qualité du réveil, la forme dans la journée, l’existence de sieste ou non. Il permet de repérer facilement votre rythme de sommeil et de visualiser les difficultés rencontrées. ll se remplit sur 3 semaines. En cas d’insomnie, il permet de visualiser la qualité du sommeil et la progression de cette dernière sous traitement ou lors du sevrage des hypnotiques.

 

L’actimétrie

Actimetre-exempleC’est un examen du rythme veille-sommeil qui est réalisé grâce à un actimètre.
L’actimètre est un petit appareil de la taille d’une montre qui se porte au poignet non dominant.
Il permet de visualiser les moments d’activités et les moments de repos ainsi et d’avoir une bonne représentation du rythme veille-sommeil et de la qualité de la nuit.
Cet examen se fait en ambulatoire, le plus souvent sur une durée de 15 jours, et vient en complément de la consultation et de l’agenda du sommeil pour apporter des informations sur la qualité de votre sommeil et de son organisation sur 24 heures.

Comment cela fonctionne ?

À l’intérieur, une cellule piézo-électrique permet de détecter les accélérations des mouvements. Les impulsions engendrées par une accélération au-dessus d’un certain seuil (en général 0,1 g) sont stockées dans un microprocesseur. Elles sont comptabilisées par unité de temps, habituellement de 10 secondes à 1 minute.
L’enregistreur est relié à un ordinateur par une interface pour lancer le paramétrage et l’initialisation de l’enregistrement, ou pour récupérer les données.
La durée possible de l’enregistrement dépend de la capacité de mémoire de l’appareil et de la durée de l’échantillonnage. Elle s’échelonne de quelques jours à plusieurs mois.
Certains actimètres permettent de mesurer l’intensité lumineuse ou la température corporelle.

Légende image : Il s’agit d’une actimétrie d’un patient souffrant d’une insomnie. Les traits noirs représentent les moments où la personne est en activité/ en mouvement.
La zone bleue représente le temps que le sujet a passé au lit. Sur cette actimétrie on peut remarquer l’irrégularité des horaires de lever et de coucher et les nombreux réveils (représentés par les R) de cette personne entraînant une fragmentation de son sommeil.

Les consultations spécialisées

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