Des troubles plus fréquents – suite

Contenu publié le : 4 février 2009 et modifié le: 19 avril 2009

Les troubles au cours du sommeil paradoxal
« Il paraît qu’en plein sommeil, je me suis mis à me battre avec quelqu’un… »

Avec l’âge des mouvements au cours du sommeil peuvent apparaître au point d’être envahissants… pour l’autre ! Ces mouvements sont parfois très complexes : notamment avec des mouvements répétitifs des bras, de pédalage des jambes, de sauts hors du lit, avec ou sans cris… Ces troubles touchent surtout les hommes. Ils sont liés à une maladie neurologique qui entraîne une lésion des zones du cerveau responsables habituellement de la paralysie qui existe normalement au cours du sommeil paradoxal. De ce fait, tout se passe comme si la personne vivait son rêve, éventuellement avec un comportement violent ; le patient n’ayant pas conscience que la personne qu’il agresse en réalité est peut-être son épouse ! Au réveil, il n’a aucun souvenir de ce qui s’est passé pendant la nuit.

Évidemment une consultation s’impose en milieu spécialisé…

L’insomnie : dépression, angoisse de la solitude, de la mort, ou secondaire à d’autres maladies (cardiaques, respiratoires, rhumatismales)
« Je ne ferme pas l’œil de la nuit »

L’insomnie est un mauvais sommeil nocturne qui se manifeste essentiellement par des difficultés d’endormissement, de maintien du sommeil ou une sensation de sommeil non réparateur. Elle est en général associée à une baisse de la vigilance, des difficultés de concentration, une fatigue ou une irritabilité. C’est le trouble le plus fréquent parmi les pathologies du sommeil.

Elle toucherait en France 40 % des sujets de plus de 75 ans.

Elle peut exister depuis de longues années, et donc avoir les mêmes causes qu’auparavant (voir les insomnies).
Mais elle peut aussi apparaître avec l’âge ; il faut alors comprendre ce qui se passe.

Il faut rechercher des modifications des habitudes avec changement du rythme de vie, et des conditions de sommeil. Toute modification des rituels de coucher fixés au fil des années peut être à l’origine de difficultés d’endormissement marquées. C’est particulièrement vrai en cas d’hospitalisation ou d’emménagement dans une maison de retraite. Un agenda du sommeil est très utile pour préciser les habitudes de sommeil.

Les causes peuvent être :

  • Tout ce qui provoque des douleurs (rhumatisme, polynévrite, douleurs cardiaques ou digestives, douleurs osseuses…) ou qui entraîne une toux nocturne (asthme, reflux gastro-oesophagien…).
  • Liées à une maladie : maladies cardiaques (troubles du rythme…), respiratoires (asthme, bronchite chronique…), dérèglements thyroïdiens, besoins fréquents d’uriner. Certaines maladies dégénératives neurologiques peuvent être associées à une insomnie, le système de régulation du sommeil étant touché ; c’est parfois le cas de la maladie de parkinson, ou encore la maladie d’Alzheimer.
  • Côté médicaments, les traitements par corticoïdes sont de grands pourvoyeurs d’insomnie à tout âge, mais d’autres produits comme certains médicaments pour le cœur, ou des antidépresseurs ont aussi cet effet.
  • Une dépression ou une anxiété importante liée à une séparation, un deuil, des conflits familiaux ou encore la solitude peuvent être responsables d’insomnie.

En cas d’insomnie rebelle ou de retentissement diurne majeur, il faut envisager la réalisation d’un enregistrement du sommeil à la recherche d’une pathologie du sommeil : apnées du sommeil, syndrome des jambes sans repos ou mouvements périodiques nocturnes.

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