L’insomnie

Contenu publié le : 5 janvier 2009 et modifié le: 5 septembre 2016

On peut tous passer une mauvaise nuit. Un repas trop copieux avant d’aller au lit, une réunion importante le lendemain, ou encore une mauvaise nouvelle voire une très bonne nouvelle (!), un abcès dentaire… Les causes de mauvais sommeil occasionnel sont multiples. Pour autant cela ne signifie pas obligatoirement que vous avez une insomnie chronique qui nécessite un traitement.


Qu’est-ce que l’insomnie?

L’insomnie se définit par la plainte d’un mauvais sommeil qui peut se traduire :

– par des difficultés d’endormissement,
– des éveils dans la nuit,
– et/ou un réveil trop précoce le matin,
– la sensation d’un sommeil non reposant et non récupérateur.

Elle s’accompagne obligatoirement d’un retentissement sur la qualité de la journée : fatigue, « nervosité », irritabilité, troubles de la mémoire, difficultés de concentration, humeur fluctuante.

Il n’est pas nécessaire de faire un enregistrement de sommeil pour « prouver » que le sommeil est mauvais. D’ailleurs ces enregistrements, lorsqu’ils sont faits, sont assez décevants car la structure du sommeil d’un insomniaque est souvent semblable à celle d’un bon dormeur. Le bon dormeur perçoit avant tout la continuité de son sommeil alors que le mauvais dormeur ne percevrait que les éveils. Néanmoins, d’autres insomniaques ont des nuits très hachées, et l’enregistrement ne fait qu’objectiver les éveils ressentis.


Que signifie une mauvaise nuit ?

Lorsque l’on dort mal une nuit, il y a toujours une cause.

Mauvaise nouvelle qui vous tombe dessus et vous trotte dans la tête sans relâche, douleur pénible qui vous assaille, gueule de bois après un dîner trop arrosé, chaleur excessive de la chambre… Toutes ces situations ont un point commun : elles relancent les systèmes d’éveil.

Or pour s’endormir, il est nécessaire que les systèmes d’éveil se désactivent progressivement pour laisser la place aux mécanismes du sommeil. Nous avons tous eu des ratés du sommeil de ce genre, et pourtant nous ne sommes pas tous insomniaques.

Plusieurs facteurs vont intervenir pour engendrer une chronicisation des troubles : la répétition de la situation éveillante, un terrain particulier, l’existence de maladies associées organiques ou psychiatriques.


Quand faut-il consulter ?

  • Lorsque l’insomnie est régulière, c’est-à-dire plus de 3 fois par semaine et depuis plus de 3 mois.
  • Lorsqu’on se réveille fatigué tous les matins.
  • Lorsqu’on est somnolent dans la journée.

Si vous dormez mal, parlez-en à votre médecin.

Prenez le temps de lui expliquer vos symptômes, de rechercher quand l’insomnie est apparue. Évitez d’en parler en fin de consultation. Votre sommeil est suffisamment important pour lui consacrer une consultation entière. Votre médecin fera le point avec vous, recherchera une cause. Si nécessaire, il fera appel à un spécialiste.

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