Le traitement par la machine à pression positive continue

Contenu publié le : 25 janvier 2009 et modifié le: 23 septembre 2014

La machine à pression positive continue (PPC) est considérée actuellement comme le traitement de référence.

Il s’agit d’une petite machine à turbine qui propulse sous pression l’air ambiant dans les voies respiratoires de façon continue par l’intermédiaire d’un masque facial. Ce dernier s’applique sur le nez, parfois sur le nez et sur la bouche. La pression de l’air empêche la fermeture des voies aériennes et la respiration se fait ainsi facilement.

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Il est important d’utiliser la machine PPC quotidiennement et pendant toute la durée du sommeil y compris au cours des siestes. Une observance moyenne égale ou supérieure à 4h d’utilisation par jour est nécessaire pour obtenir un réel bénéfice du traitement. La sécurité sociale tient d’ailleurs compte de la durée d’utilisation pour le remboursement.

Les effets du traitement :

  • Les bénéfices immédiats : la pression de l’air permet d’écarter les parois pharyngées, empêchant ainsi l’obstruction des voies aériennes supérieures. La disparition des apnées et hypopnées est donc immédiate. La qualité du sommeil s’améliore, avec un sommeil plus continu et plus profond. Dès la première utilisation, une réduction de la somnolence diurne et un sommeil beaucoup plus récupérateur sont constatés.
  • À long terme : une amélioration de la vigilance, un regain de tonus et d’énergie, une diminution du risque des accidents liés à la somnolence et la fatigue se confirment. Mais il y a un autre effet très important, bien que moins visible, maintenant bien établi par les études scientifiques ; la correction des apnées du sommeil ramène le risque cardiovasculaire au même niveau que celui d’une personne qui n’a pas de syndrome d’apnées du sommeil.

Les recommandations de la HAS du 15 septembre 2014:

La PPC est recommandée en première intention lorsque l’IAH (index d’apnées-hypopnées par heure) est supérieur à 30, et lorsque l’IAH est compris entre 15 et 30, en présence d’un sommeil de mauvaise qualité (au moins 10 micro-éveils par heure de sommeil) ou d’une maladie cardiovasculaire grave associée (hypertension artérielle résistante, fibrillation auriculaire récidivante, insuffisance ventriculaire gauche sévère ou maladie coronaire mal contrôlée, antécédent d’accident vasculaire cérébral). Dans toutes ces situations, l’OAM (orthèse d’avancée mandibulaire) est une alternative en cas de refus ou d’intolérance à la PPC.

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