Mécanisme

Contenu publié le : 25 janvier 2009 et modifié le: 18 avril 2009

Au moment de l’endormissement, les muscles du fond de la gorge se relâchent, entraînant un affaissement des parois qui rétrécit le conduit des voies aériennes. L’air passe alors difficilement et fait vibrer les tissus relâchés produisant ainsi le ronflement. Si l’obstruction est plus importante, des hypopnées ou des apnées apparaissent. L’amplitude de la respiration diminue et entraîne une chute de l’oxygénation sanguine.

Cette hypoventilation stimule les centres nerveux de la respiration qui réagissent par une augmentation de l’effort inspiratoire. Après chaque apnée ou hypopnée, le cœur présente une accélération de sa fréquence et la tension artérielle augmente. Les événements respiratoires sont interrompus par des micro-éveils (bref éveil non mémorisé) qui permettent de reprendre le contrôle de la respiration.

Passage normal de l’air
Ronflement
Apnée

Les apnées fractionnent le sommeil qui reste léger et ne peut s’approfondir entraînant une diminution du sommeil profond, le plus réparateur. Ceci favorise l’installation d’une fatigue et d’une somnolence diurne le lendemain.

Ces anomalies respiratoires sont parfois favorisées par une morphologie particulière du visage ou des voies aériennes supérieures. Ainsi une petite mâchoire avec un menton fuyant, un visage étroit, de grosses amygdales, un voile du palais épais, une langue trop épaisse ou, tout simplement, une obésité qui s’accompagne d’une infiltration du fond de la gorge par de la graisse contribuent à diminuer l’espace qui permet le passage de l’air.

Certaines apnées et hypopnées peuvent également être de type central. C’est alors une anomalie de la commande respiratoire par le système nerveux qui est en cause. D’autres peuvent être de type mixte, avec un début central suivi d’un mécanisme obstructif à la fin.

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