FAQ

Contenu publié le : 18 décembre 2008 et modifié le: 3 octobre 2016

Quand on a une insomnie, y a-t-il une autre solution que de prendre des médicaments tous les soirs ?

Il paraît que je crie la nuit et que j’ai l’air paniqué. Mon entourage est très inquiet. Je ne me souviens de rien le lendemain.

Que peut-on faire lors d’accès de somnambulisme en cours de nuit avec violences ?

J’utilise une machine à pression positive régulièrement mais je suis toujours très fatigué, pourquoi ?

Pourquoi je m’endors partout où que je sois ?

Comment diagnostiquer une narcolepsie ?

J’ai des mouvements de jambes qui durent tout le temps dans mon sommeil. Que faire ?

Quels sont les effets du Modiodal et peut-on s’en passer ?

J’ai des paralysies durant mon sommeil sans possibilité de bouger. Est-ce grave ?

Je suis tout le temps fatigué au moindre effort. Que m’arrive t-il ?

Mon enfant hurle toutes les nuits et je n’arrive pas à le calmer. Que faire ?

Mon enfant se réveille toutes les nuits et n’arrive plus à se rendormir.

Mon enfant ne veut plus dormir seul, j’ai tout essayé mais rien n’y fait.


Quand on a une insomnie, y a-t-il une autre solution que de prendre des médicaments tous les soirs ?

Pour choisir le bon traitement, il faut déjà savoir pourquoi vous dormez mal. Les causes de l’insomnie sont nombreuses – les plus fréquentes sont les troubles psychologiques (anxiété ou dépression), l’abus d’alcool, de café ou de médicament, les erreurs d’hygiène de vie, le syndrome des jambes sans repos, les troubles respiratoires au cours du sommeil, un sommeil décalé… La liste est longue…

Le traitement de votre insomnie est donc le traitement de la maladie qui en est la cause. Dans le cas des insomnies pures (pour lesquelles on ne trouve pas ou plus les causes précédentes, on parle alors d’insomnie psychophysiologique) les hypnotiques en traitement discontinu (un jour sur deux ou sur trois) ont leur place parmi les possibilités thérapeutiques, mais le traitement de choix sont les thérapies comportementales (TCC), encore peu répandues en France. Elles ont fait la preuve de leur efficacité chez environ 2 patients sur 3. Néanmoins, l’accès à des thérapeutes formés à la fois sur l’insomnie et sur les TCC est actuellement limité. Parlez-en à votre médecin traitant et essayez de voir avec lui si un centre de sommeil ou un spécialiste à proximité de chez vous organise de tels groupes.

A défaut et si vous souffrez de troubles d’endormissement la relaxation est une technique qui peut vous aider à diminuer, ou à vous passer de médicaments.

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Il paraît que je crie la nuit et que j’ai l’air paniqué. Mon entourage est très inquiet. Je ne me souviens de rien le lendemain.

Si vous êtes totalement inconscient de vos épisodes nocturnes – ce sont vos parents ou votre partenaire de lit qui se plaignent de vos nuits agitées – il est possible que ces épisodes soient des terreurs nocturnes de l’adulte. Très fréquentes chez l’enfant, les terreurs nocturnes de l’adulte causent des problèmes réels pour la vie en couple. Une contribution génétique est très probable, car plusieurs membres de la même famille peuvent souffrir de terreurs. Il faut évaluer l’angoisse au cours de la journée et tenter d’évacuer les sources de stress. Cependant, une consultation avec un spécialiste du sommeil (voire un enregistrement du sommeil) est souhaitable, car les mêmes symptômes peuvent témoigner d’une épilepsie nocturne (rassurez-vous, c’est rare !). Si les terreurs sont très fréquentes un traitement médicamenteux est possible.

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Que peut-on faire lors d’accès de somnambulisme en cours de nuit avec violences ?

Les accès de somnambulisme avec violences sont rares, mais pour quelques personnes ils posent un réel problème. On parle de somnambulisme à risques lorsque les accès s’accompagnent d’activités dangereuses. Le plus fréquemment, il s’agit de déplacement d’objet (pousser une armoire…), de sorties hors de l’appartement, de blessures du compagnon de lit (le somnambule pousse l’autre hors du lit pour le « protéger »…). Un enregistrement du sommeil avec vidéo aide à poser correctement le diagnostic, car chez quelques patients il ne s’agit pas de vrai somnambulisme, mais plutôt d’un trouble complexe du comportement au cours du sommeil, comme on peut en voir au cours du sommeil paradoxal – il s’agit alors d’un rêve agi. Des traitements efficaces existent et prendre l’avis d’un spécialiste du sommeil est conseillé. Entre temps, veillez à ce que la chambre du somnambule soit la moins dangereuse possible : fenêtres fermées (verrous éventuels), portes extérieures fermées à clé, afin de minimiser le risque d’accident.

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J’utilise une machine à pression positive régulièrement mais je suis toujours très fatigué, pourquoi ?

Il s’agit tout d’abord de savoir si votre machine fonctionne bien, et si elle est efficace sur vos apnées du sommeil. Parfois des situations banales comme une prise de poids ou une rhinite peuvent rendre votre machine moins efficace. Pensez tout d’abord à faire vérifier votre machine par votre prestataire de service. Ensuite, si le problème persiste, il sera sans doute souhaitable de faire un enregistrement de contrôle de votre sommeil par votre médecin.

Néanmoins, il se peut que malgré une machine bien réglée, la somnolence persiste. Il est important d’écarter un autre trouble du sommeil – par exemple un syndrome des jambes sans repos – un problème médical, notamment des douleurs qui fragmentent votre sommeil ou même un trouble psychologique tel qu’une dépression qui diminue votre temps de sommeil. Chez quelques patients on ne retrouve pas de cause expliquant la persistance de la somnolence. Dans ce cas, l’utilisation de médicaments stimulants de la vigilance tels que le modafinil est parfois nécessaire pour rester éveillé pendant la journée.

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Pourquoi je m’endors partout où que je sois ?

S’endormir partout n’est pas normal. Il faut en rechercher la cause. Vous êtes peut-être en privation de sommeil, soit parce que votre rythme de vie ne vous permet pas de consacrer suffisamment de temps au sommeil (c’est la cause la plus fréquente), soit parce que votre sommeil la nuit n’est pas de bonne qualité : endormissement retardé, sommeil fractionné par de longs éveils comme on le voit dans la dépression. Enfin, il existe aussi des maladies du sommeil comme le syndrome d’apnées du sommeil ou les hypersomnies qui entraînent une somnolence très sévère.

Pour en savoir plus, pensez à remplir le questionnaire de sommeil et l’agenda de sommeil sur le site et à consulter votre médecin traitant pour en parler.

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Comment diagnostiquer une narcolepsie ?

La narcolepsie entraîne une somnolence très sévère, parfois accompagnée d’épisodes de relâchements musculaires souvent déclenchés par le rire – les cataplexies. Lorsque accès de sommeil et accès de cataplexie sont associés le diagnostic ne pose pas de difficulté – mais votre médecin vous proposera quand même de faire un enregistrement de sommeil nocturne et des tests du sommeil pendant la journée. Une recherche génétique par la réalisation d’un groupage HLA (une prise de sang) est parfois proposée.

Pour les patients sans cataplexie, le diagnostic dépend beaucoup plus des résultats des explorations – l’enregistrement du sommeil montre un sommeil particulier et les tests dans la journée objectivent une somnolence importante avec des signes typiques de narcolepsie (endormissement en sommeil paradoxal).

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J’ai des mouvements de jambes qui durent tout le temps dans mon sommeil. Que faire ?

Les mouvements des jambes pendant la nuit peuvent fragmenter votre sommeil et occasionner une gêne pour votre compagnon de lit. Mais en l’absence de fatigue ou de somnolence pendant la journée un traitement n’est pas indispensable.

Les mouvements pendant la nuit, ont une rythmicité très régulières, d’où leur nom de « mouvements périodiques nocturnes ». Ils peuvent s’accompagner d’un syndrome des jambes sans repos (besoin impérieux de bouger les jambes le soir, avec des difficultés habituelles pour trouver le sommeil).

Donc si vous avez un retentissement diurne de vos nuits agitées, parlez-en à votre médecin traitant. Un enregistrement de sommeil aidera à porter le diagnostic. Des traitements efficaces existent qui calmeront les mouvements et vous aideront à retrouver un sommeil tranquille.

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Quels sont les effets du Modiodal et peut-on s’en passer ?

Le Modiodal, stimulant de la vigilance par une action sur le système nerveux central, a un effet éveillant. C’est un des traitements utilisés pour lutter contre une somnolence importante dans le cadre de maladies comme la narcolepsie ou l’hypersomnie idiopathique. Il a peu d’effets indésirables. Les plus fréquents sont une sensation de tension interne, une anxiété ou une insomnie. Ces effets diminuent au bout d’une ou deux semaines sans nécessité de diminuer la dose.

En cas de nausées (plus rares), il est conseillé de prendre le Modiodal lors des repas. D’autres effets indésirables conduiront à l’arrêt du traitement : des céphalées permanentes, une éruption cutanée et (rarement) des mouvements anormaux au niveau du visage.

Le Modiodal a un effet symptomatique, c’est-à-dire qu’il aide à retrouver une vigilance normale ou quasi-normale. Si on l’arrête, les symptômes reviennent comme avant. Néanmoins, il est à souligner qu’il n’y a pas d’accoutumance, donc le sevrage est facile.

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J’ai des paralysies durant mon sommeil sans possibilité de bouger. Est-ce grave ?

Les paralysies du sommeil, sensation extrêmement désagréable, ne sont pas le signe d’une maladie du sommeil. Elles peuvent survenir chez n’importe qui. Le plus souvent à l’occasion d’un réveil dans la nuit ou lors du réveil le matin. La personne se sent alors bien éveillée, mais elle ne peut ni bouger ni parler. Ce peut être très angoissant, mais pas grave ! Elles sont liées à un éveil un peu brutal en sommeil paradoxal. Le cerveau est alors bien éveillé (vous êtes conscient de ce qui se passe) mais votre corps en encore tout endormi (vous ne pouvez plus bouger). Ce type de trouble étant plus fréquent chez le narcoleptique, pensez à consulter votre médecin traitant si vous avez d’autres symptômes évocateurs d’une narcolepsie tels qu’une somnolence ou une cataplexie.

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Je suis tout le temps fatigué au moindre effort. Que m’arrive t-il ?

La fatigue peut être la conséquence d’un sommeil insuffisant ou fragmenté, mais aussi d’un problème médical (ex. une anémie), voire d’un problème psychologique (ex. la dépression). Si votre sommeil est de bonne qualité et si, d’après votre entourage vous ne ronflez pas et que vos nuits sont tranquilles, il faut consulter votre médecin traitant pour écarter une cause médicale ou psychologique de cette fatigue.

Mais êtes vous vraiment fatigué ? Ou êtes-vous somnolent ? Pas pareil ! Allez faire le test sur le site !

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Mon enfant hurle toutes les nuits et je n’arrive pas à le calmer. Que faire ?

Un enfant qui hurle dans la nuit (surtout en première partie de nuit) et qui n’est pas facile à calmer, souffre probablement de terreurs nocturnes. Les terreurs nocturnes sont très fréquentes chez les enfants jeunes, et disparaissent avec l’âge pour la grande majorité. Pénibles pour les parents, les terreurs nocturnes ne laissent pas de souvenir chez l’enfant ! Les enregistrements de sommeil pratiqués lors d’une terreur montrent que son cerveau est encore endormi – expliquant pourquoi vos câlins n’ont pas d’effet. Les enfants plus âgés, réveillés lors d’une terreur décrivent des rêves flous et terrifiants.

Les terreurs ont tendance à se reproduire de manière épisodique – déclenchées parfois par une période de fatigue ou une petite fièvre – elles durent quelques semaines avant de disparaître. Dans la nuit, n’essayez pas de réveiller votre enfant – parlez d’un ton rassurant et recouchez-le dans son lit. Il est rare qu’un deuxième épisode s’enchaîne la même nuit. Un traitement est exceptionnellement nécessaire pour ce trouble qui est tout à fait bénin.

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Mon enfant se réveille toutes les nuits et n’arrive plus à se rendormir.

Tous les petits enfants se réveillent la nuit. Contrairement à ce que l’on pense, le sommeil de l’enfant est plutôt très agité. Il n’y a pas de problème particulier par rapport à cela. En revanche, les choses se compliquent lorsque l’enfant n’arrive pas à se rendormir seul.

Pour qu’un enfant arrive à se rendormir tout seul dans la nuit, il faut d’abord qu’il soit capable de s’endormir tout seul au coucher. Un enfant qui s’endort de façon systématique dans les bras d’un parent, ou avec la présence rassurante d’un parent dans la chambre, va réclamer les mêmes conditions pour se rendormir en pleine nuit.

En pratique, il n’existe qu’une seule façon efficace pour apprendre à un enfant comment s’endormir, il s’agit de la thérapie d’extinction. Son principe réside dans le fait qu’il faut progressivement réapprendre à l’enfant à s’endormir seul, en limitant de plus en plus les interventions des parents. Par exemple, si l’enfant a pris l’habitude de s’endormir dans les bras, il faudra tout d’abord le coucher dans le lit et ne garder le contact physique avec lui qu’en le tenant par la main, puis de le caresser, ensuite de s’éloigner du lit en gardant le contact par la voix. Progressivement, l’enfant s’habitue à ce que le parent s’éloigne, même s’il y a quelques pleurs. Les parents doivent être à la fois rassurants et très tenaces dans cette démarche, afin d’arriver vraiment à « l’extinction » de l’habitude qui a été prise. La période d’apprentissage dure entre 3 jours et une à deux semaines. Pénible pour les parents, le soutien du pédiatre et de la famille aide à la mise en place du traitement.

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Mon enfant ne veut plus dormir seul, j’ai tout essayé mais rien n’y fait.

Les difficultés d’endormissement et le refus de s’endormir seul peuvent arriver à tout âge chez l’enfant, mais sont plus fréquents entre 2 et 5 ans. Il y a souvent une inquiétude chez l’enfant déclenchée par une peur (induite par des images, des histoires ou des vidéos), ou une situation familiale un peu difficile. L’enfant n’arrive pas à trouver son sommeil tout seul. Il réclame ses parents, sort de sa chambre et sollicite ses parents dans des rituels de plus en plus complexes autour du moment du coucher qui prolongent la séparation inévitable.

Passer par des moments de difficultés et de peurs au moment du coucher est normal chez tout enfant. Il faut toujours rassurer l’enfant. Un rituel de coucher précis – bain, histoire, câlin (pas trop long) – suivi par une attitude ferme des parents dès l’heure du coucher, aide l’enfant à connaître ses limites et à se sentir rassuré.

Chez les enfants plus âgés, un « contrat » entre les parents et l’enfant, mis en place avec l’aide du pédiatre et dont les effets sont suivis par les parents sur un calendrier, est souvent très efficace. Les parents donnent une étoile pour chaque soirée passée sans que l’enfant les dérange avec un petit cadeau au bout de 3 (ou 5 voire 7) nuits « étoilées ».

Néanmoins à chaque culture sa réponse. Ainsi, dans certaines cultures (en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud) enfants et parents dorment ensemble jusqu’à ce que l’enfant soit suffisamment grand pour ne plus se réveiller la nuit. C’est très rassurant ! Dans nos pays occidentaux, nous avons l’habitude de laisser l’enfant dans sa chambre. Difficile de dire ce qui est mieux !

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